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PROJET

la chambre

ESPACE INTIME ET POLITIQUE. D’OCTOBRE 1961 AUX «BICOTS NÈGRES, VOS VOISINS».

LEA MORIN & WIAME HADDAD



Wiame Haddad, À propos d’une chambre occupée, (vision d’une soirée d’octobre 1961), 2020 — Détail
Wiame Haddad, À propos d’une chambre occupée, (vision d’une soirée d’octobre 1961), 2020 — Détail



EXPOSITION



À propos d’une chambre occupée,
(vision d’une soirée d’octobre 1961)

WIAME HADDAD



26.09.—25.12.2020

@LE18Marrakech 
18, Derb el Ferrane, Riad Laarouss, Marrakech-Medina ● MAR—SAM/TUE—SAT ● 10:00—18:00




Un Homme sort pour rejoindre une marche pacifique pour l’Indépendance de l’Algérie un soir d’octobre 1961 à Paris. Il s’apprête à plonger dans le noir la pièce qu’il quitte. Un instant figé par la photographie de Wiame Haddad qui nous dévoile, presque à échelle réelle, tous les détails de cette “chambre” reconstruite à la manière d’un décor de cinéma. Ce décor est le lieu d’une action que l’on ne voit pourtant pas. L'événement historique se joue hors champ. C’est l’invisible Histoire, tant elle est aujourd'hui encore minorisée, que l’on cherche à rejouer pour en saisir, à travers le mensonge de la reconstitution, une vérité. L’oeuvre de Wiame Haddad se veut manifeste à la manière de ces peintures magistrales qui représentent l'événement historique, pourtant de l’Histoire nous ne verrons que des fragments d’un quotidien et d’une intimité : des draps froissés, un journal ouvert, un petit soldat, une bouteille de lait, un plateau d’échecs, etc. Des quelques détails qui s’échappent du décor (une date, une heure, une identité) une tension politique se dégage : celle d’une soirée de massacre des algériens par l’Etat français mais aussi celle d’une future Indépendance d’un pays alors en pleine guerre avec ses colonisateurs.

Wiame Haddad (née en 1987 à Lille) développe des projets artistiques et photographiques qui se nourrissent de tout ce qui met en évidence la manière dont le corps exprime une situation d’enfermement, de conflit intérieur, ou de conflit provoqué par un contexte historique ou social, se focalisant ainsi sur le corps comme signifiant du politique.

Elle a reçu le prix «coup de cœur» du jury du prix LE BAL de la jeune création avec ADAGP en 2015, ainsi que le prix «Pharisien» du Sept Off de la 19e édition du Festival de la Photographie Méditerranéenne de Nice en 2017. Elle a notamment présenté son travail au sein d’expositions collectives au CRAC Sète (2020), à l’Université de Boston (2019), à la Villa Empain Fondation Boghossian à Bruxelles (2018), à l’Institut du Monde Arabe et au MACAAL Marrakech (2018), et a bénéficié de résidences artistiques à la Cité Internationale des Arts de Paris (2018), l’Atelier de l’Observatoire et le Cube – independent art room (2016).


C’est D’après Le Petit Soldat de Jean-Luc Godard.
Il y a Bassam Haddad.
Samuel Charbonnot a construit le décor.
L’éclairage est celui de Michael Capron assisté de Billy.
Et Randa Maroufi a fait la retouche.
C’est une photographie de Wiame Haddad.
Elle a été prise à la Chambre Photographique 4x5 inch avec une pellicule Kodak.
Elle a été produite avec le soutien de  AFAC, Mawreed ET DE LA GALERIE ERIC DUPONT.
Avec la précieuse aide de Léa Morin.



« Bien que nous soyons redevables à la réalité, disait, Abbas Kiarostami il me semble que le premier pas pour arriver à ce cinéma-là consiste à briser cette réalité » 

À propos d’une chambre occupée (vision d’une soirée d’octobre 1961) est l’histoire de cette réalité. WIAME HADDAD 





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