︎︎︎CINÉMA 3


5.1

Pour un cinéma national




5.2

Le cinéma Autrement




5.3

UNE CRITIQUE NOUVELLE




5.4

DOCUMENTS





(5.3)

UNE CRITIQUE NOUVELLE POUR UN NOUVEAU CINÉMA









Revue  CinémArabe (AFRIQUE, ASIE, AMERIQUE LATINE)
Responsables de publication Abdou Achouba et Khémais Khayati, n°4 et 5, Paris,  1976


Comité d’Intervention critique : Ali Choubachi, Brahim Berkati, Evane Hanska, Magda Wassef, Tahar Cheriaa, War Abdoul, Ali Akika, Ahmed el Maanouni, Marise Léon, Guy Hennebelle, Elias Aïssi, Aly Choubachi, Martine Encoignard.


Correspondants à l’étranger : Ferid Boughedir (Tunisie), Abdelkrim Gabous (Algérie) Nourredine Saïl (Maroc), Hassan Abu Ghanima (Syrie, Palestine, Liban)

Revue bilingue (français et arabe) créée en 1976 en France par un groupe de critiques et cinéastes installés en France et militants pour l’émergence du cinéma arabe mais également d’Asie, d’Afrique et d’Amérique Latine. La revue est principalement coordonnée par Khémais Khayati et Abdou Achouba. 


Revue CinémArabe, n°7 et 8, Paris, 1978

Le numéro 7-8 propose un dossier (qui devait prendre forme d’un colloque) sur “Une nouvelle Critique de cinéma pour un Cinéma nouveau” :

“Nous avons défini le  lieu d'où l'on parle dans le but de  briser les idées établies et créer une  dialectique d'union-critique-cinéaste pour qu'un Cinéma  nouveau, une critique  nouvelle ne soient pas une chimère et qu’on puisse tous
1. résister aux  pressions et répressions des  régimes réactionnaires ;
2. favoriser la production etla distribution des films progressistes de nos pays  et de tous les pays dans nos pays.”

Comité d’Intervention CinémArabe



Revue CinémArabe, n°3, Paris, 1976

Des numéros de la revue CINEMARABE seront prochainement entièrement consultables ici.


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Revues Cinéma 3, Directeur de publication Nourredine Saïl, Casablanca, 1970, Archives Bouanani

Comité de Rédaction : Abdellah Stouky, L’Hassan Benaddi, Mustapha Ouadrassi, Nourredine Saïl
Secrétaire de Rédaction : Mustapha Ouadrassi Maquette : Margarett ScallyCollaborateurs à l’étranger : Guy Hennebelle (France), Abdou Kaisser (Tunisie), Antonio Rosado (Espagne)


“Le cinéma n’appartient à aucun héritier, alors: pourquoi pas nous?”

Edito de la Revue Cinéma 3, N°1

La Revue Cinéma 3 est crée en 1970 au Maroc par le critique de cinéma Nourredine Saïl, fondateur de la Fédération Nationale des Ciné-Clubs (il était également philosophe, scénariste, et sera par la suite directeur général de la chaîne 2M, directeur général du Centre Cinématographique Marocain et Président du Festival du cinéma Africain de Khouribga).

La revue est éditée en français. Son titre fait référence au manifeste “Vers un troisième cinéma” des argentins Solanas et Getino pour un cinéma d'intervention sociale et un cinéma de décolonisation. On peut également penser à la tentative au Maroc d’un collectif de cinéastes (Mohamed Sekkat, Mohamed Abderrahmane Tazi, Hamid Benani et Ahmed Bouanani) de se regrouper en coopérative sous le nom “Sigma 3“. Le groupe a rendu possible la production de Wechma (Traces) de Hamid Bennani en 1970. 

Dans son édito, Nourredine Saïl évoque “l’aliénation culturelle” et notamment le rôle du cinéma dans le système repressif colonisateur qui perdure. La naissance de la revue Cinéma 3 accompagne l’émergence d’un nouveau cinéma d’où sa nécessité de s’engager “dans le processus de démystification et de réinvention théorique (pratique?) du langage cinématographique.”

La revue se propose à contribuer à l’émergence du cinéma du Tiers-Monde. 
La rubrique “le cinéma selon” propose un point de vue pour permettre au lecteur de “définir” ou de “redéfinir” ce qu’est le cinéma. Ainsi Ousmane Sembène : “Ce qui m’intéresse c’est d’exposer les problèmes qui se posent à mon peuple” ou encore le réalisateur algérien Lakhdar Amina qui évoque son film Le Vent des Aurès : “J’ai voulu promouvoir un autre type de cinéma arabe”. La revue propose également des recherches théoriques (comme celle de Hamid Bennani sur Bunuel), des comptes-rendus de Festivals (Carthage, Leipzig, etc), des lectures d’ouvrages sur le cinéma (Dialogues Algérie-Cinéma, Petite Histoire du cinéma algérien de Younès Dadci), des entretiens et des articles de réflexion sur le cinéma et la critique. 

La revue s’arrête au bout du quatrième numéro suite à des difficultés d’ordre financière mais aussi politique avec la saisie du dernier numéro. 

Les numéros de la revue CINEMA 3 sont entièrement consultables ici.  Crédits : Archives Bouanani, Cinima 3. Remerciements à Nadia Larguet.  

N°1
N°2
N°3
N°4


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Revue Les Deux Ecrans n°9, RTA, Alger, 1979, Archives privées

Directeur de Publication : Abderrahmane Laghouati 
Rédacteur en chef : Abdou B.

Comité de Rédaction : Mouny Berrah, AzzedineMabrouki, Ahmed Bedjaoui, Merzak Meneceur, Reda Bensmaia, Kamel M. Boudjemline, Farouk Beloufa, Yazid Khodja, Boudjemaa Kareche, Mireille Djaider, Djamel Eddine Merdaci, Rekaia Amara, Hachemi Cherif, Benhedouga A. 


Les Deux Ecrans est une revue mensuelle de cinéma et de télévision éditée par la Radiodiffusion Télévision Algérienne (RTA). Elle a commencé en mars 1978 pour finir après 56 numéros en 1983. Elle est éditée en français et en arabe. 


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Les Cahiers du Cinéma N° 254-255, 1974
POUR UN POLYCENTRISME GEOGRAPHIQUE DANS LA CRITIQUE DE CINEMA par Monique Martineau



“L’émergence de la zone des tempêtes (l’Asie, l’Afrique et l’Amérique Latine) amène à prendre conscience qu’une certaine hégémonie des historiens et des critiques occidentaux s’est établie dans le cinéma depuis les origines.”



Texte et retranscription de Monique Martineau Hennebelle autour des Rencontres “intermaghrébines” organisées par la Fédération Marocaine des ciné-clubs (dirigée alors par Nourredine Saïl) à Mohammedia en 1974, et notamment de la table ronde “La Critique de cinéma au Maghreb”.

Elle y évoque notamment le rôle de la Revue Cine Cubano à la Havane et des théoriciens argentins Solanas et Getino à Buenos Aires et de leur ouvrage “cine, cultura y descolonizacion”.





Revues Cine Cubano,n°8, 39, 56/57, 1962, 1967, 1968, collection personnelle
Déclarations du réalisateur Andrzej Wajda à Cuba.