︎︎︎CINÉMA 3


5.1

Pour un cinéma national




5.2

Le cinéma Autrement




5.3

UNE CRITIQUE NOUVELLE




5.4

DOCUMENTS



5. 
VERS UN TROISIÈME CINÉMA AU MAROC







REVUE CINÉMA 3 N°4, 1976, NOURREDINE SAÏL 


Les années polonaises marqueront durablement le cinéma des cinéastes marocains qui ont étudié à Lodz dans les années 1960 et 1970. Et avec eux, un grand pan de la filmographie marocaine.

Le cinéma national marocain s’est donc construit aussi dans cette histoire des circulations transnationales, des influences et dans les réflexions partagées avec des étudiants du monde entier sur l’état du monde et du cinéma à venir. En Pologne, mais aussi à leur retour, ils pensent un cinéma à la fois décolonisé, transnational et largement ancré dans la culture et la société marocaine. 

Cette tentative de définition d’un cinéma « nouveau » que l’on retrouve dans le premier long métrage de Mostafa Derkaoui  De quelques évènements sans signification ou encore dans l’éphémère revue Cinéma 3 dirigée par Nourredine Saïl, reste méconnue. 

La plupart des œuvres relevant directement de cette tentative (que ce soit des films ou des écrits) sont soit inexistantes, car restées au stade de projet, de scénario ou de rushes non montées, soit disparues, car interdites puis oubliées jusqu’à en perdre toute traces, soit méconnues et difficilement accessibles.

Nous essayons ici de les rendre à nouveau visibles et de rendre accessible un certain nombre de documents de référence. 


"Le troisième cinéma, c'est pour nous celui qui reconnaît dans la lutte anti-impérialiste des peuples du Tiers-Monde et de leurs équivalents dans les métropoles, la plus gigantesque manifestation culturelle, scientifique et artistique de notre époque, la grande possibilité de construire, à partir de chaque peuple, une personnalité libérée; la décolonisation de la culture."

OCTAVIO GETINO et FERNANDO SOLANAS VERS UN TROISIEME CINEMA, Tricontinental No. 3, 1969