4.1 

Mostafa Derkaoui



4.2 

Abdelkrim Derkaoui




4.3

Abdelkader Lagtaa



 4.4

KArim Idriss



4.6

Marta




4.7

Elzbieta k.




4.8

Piesn NA SMIERC 






 Mostafa Derkaoui, photogramme du film Titre Provisoire, 1984


(4.1)

MOSTAFA DERKAOUI






︎ Tournage du film De Quelques Evènements Sans Signification de Mostafa Derkaoui, 1974, archives Abdelkrim Derkaoui

Mostafa Derkaoui est un cinéaste, pionnier du cinéma moderne marocain, né en 1944 à Oujda (Maroc). Diplômé de l'École de Cinéma de Lodz, il vit à Casablanca .

Depuis son retour au Maroc en 1972, il prolonge ses recherches esquissées dans ses films d’études polonais, pour un cinéma libre et engagé qui puisse à la fois s’inscrire dans une réflexion décoloniale et la recherche d’une identité cinématographique proprement marocaine, tout en développant des formes innovantes et radicales.

Sa vision avant-gardiste viendra se confronter à celle officielle et répressive de l’Etat marocain des années 1970 (ainsi que des institutions coloniales qui perdurent). Son premier film De quelques événements sans signification (1974), réalisé avec un collectif d'artistes et intellectuels casablancais, sera interdit (Il sera restauré par la Filmoteca de Catalunya et l’Observatoire Art et Recherche en 2019.) 



Mostafa Derkaoui dans un entretien avec le poète Mostafa Nissaboury (« Pour une dynamique du cinéma collectif », Integral, n°8, paru en 1974) dira à propos de son premier long-métrage, sa volonté de proposer :

« UNE expérience qui soit propre à nous, qui ne reprenne ni les autres expériences faites dans les pays capitalistes, ni celles connues au Tiers-monde, comme en Algérie, en Egypte et au Brésil. »





︎ Mostafa Derkaoui et Barbara Brylska, Pologne, annees 1960,
︎ Abdellah Drissi et Mostafa Derkaoui, Pologne, années 1960, Abdelkrim derkaoui


Mostafa Derkaoui a notamment réalisé Les beaux jours de Shehrazade (1980), Titre  provisoire (1984), Les sept portes de la nuit  (1994) ou encore La  grande allégorie (1995), Les amours de Hadj Mokhtar Soldi (2000), Casablanca by Night (2003) et Casablanca Day Light (2004). Considéré comme l’un des réalisateurs marocains les plus importants, son cinéma s’inscrit dans la modernité avec ce questionnement permanent des codes et du langage cinématographique, nourri de références au théâtre, à la littérature, à la pensée intellectuelle et à la musique.

Une proposition cinématographique extrêmement personnelle que l’on retrouve déjà dans ses premières “études”, imprégnées de ses rencontres avec des musiciens de jazz comme Nahorny et Wanda Warska (femme de Kurylewicz, pionnier du jazz moderne polonais),  des intellectuels de l’opposition comme Stanislaw Tym ou encore des actrices comme Barbara Brylska qui était alors considérée comme la “Brigitte Bardot” polonaise. Au Maroc il fera jouer dans ses films aussi bien le peintre Farid Belkahia, l’écrivain Mohamed Zefzef, que l’actrice Touria Jabrane, la chanteuse Najat Atabou ou sa femme Khadija Nour.



︎ Mostafa Derkaoui, Allemagne, 1969, Abdelkrim Derkaoui


FILMOGRAPHIE EN POLOGNE : 

AMGHAR

Mostafa Derkaoui, 4 min, 1968, PWSTIf

ADOPCJA

(ADOPTION)
Mostafa Derkaoui, 4 min, 1968, PWSTIf

LUDZIE Z PIWNICY

[LES GENS DU CAVEAU]
Mostafa Derkaoui, 13 min, 1969

GDZIES PEWNEGO DNIA

[UN JOUR, QUELQUE PART]
Mostafa Derkaoui, 21 min, 1971


︎



Lacznik z Casablanki, entretien de Mostafa Derkaoui avec Donzillo Czeslaw, Film n°33, 1984


︎


DOCUMENTS AUTOUR DE :

DE QUELQUES éVèNEMENTS SANS SIGNIFICATION

Mostafa Derkaoui, 76 min, 1974

︎Quelques évènements sans signification à reconstituer, MAROC SOIR, 1973



︎Pour une dynamique du cinéma collectif,  entretien de mostafa Derkaoui avec le poète Mostafa Nissaboury
INTEGRAL N°8, mars-avril 1974